FERNÉMONT-MAILLEN (SKODA) VAINQUEURS DE HAUTE LUTTE !

Considéré au départ du Herock Spa Rally 2018 comme un outsider puisqu’il disputait sa première course nationale au volant de la Skoda Fabia R5, Adrian Fernémont a fait bien mieux : le Namurois s’est imposé de haute lutte dans cette deuxième manche du championnat en résistant au rush du favori Kris Princen (Skoda Fabia R5), finalement battu de 5 grosses secondes. La 3e  place est revenue à Michaël Albert (Ford Fiesta R5), auteur lui aussi d’un sans-faute sur une monture qu’il découvrait.

Au terme de la première soirée de ce Herock Spa Rally, Kris Princen était bien parti pour décrocher une victoire qui s’était refusée in extremis à lui un an plus tôt : nanti d’une avance de 17’’1 sur Ghislain de Mévius et de 35’’ sur Adrian Fernémont (lesquels disposaient également d’une Skoda Fabia R5), le Trudonnaire semblait de taille à gérer son avance sur les dix spéciales figurant au menu de la journée de samedi.

Fin stratège, le leader ne tenait pas compte de la météo plutôt clémente et chaussait des pneus ’’full pluie’’ pour disputer la première boucle, sachant qu’il perdrait du temps sur les secteurs asphaltés mais en regagnerait sur la portion en terre de la Clémentine. Le calcul était bon puisque le pilote de la Fabia n°1 rentrait au parc d’assistance nanti d’un avantage de 22’’7 sur Ghislain de Mévius et 26’’9 sur Adrian Fernémont. Plusieurs cadors manquaient à l’appel, à l’image de Cédric Cherain (Ford Fiesta R5 – sortie à Fays), Guillaume de Mévius (Peugeot 208 T16 R5 – sortie dans la Clémentine), Armand Fumal (Citroën DS3 R5 – injecteur) et Frédéric Bouvy (Porsche 997 – sortie dans Combes).

La course bascule…

La physionomie des débats changeait complètement au début de la seconde boucle dans la spéciale de Blanchimont : Kris Princen perdait plus de 40’’ sur crevaison et l’addition était nettement plus lourde pour Ghislain de Mévius, retardé de près de 4 minutes après avoir cassé une jante contre un bloc de pierre. Adrian Fernémont se trouvait propulsé en tête au moment d’aborder les trois ultimes sprints mais l’écart avec Kris Princen restait mince : « Avec 13’’7 d’avance, je ne me fais guère d’illusions », commentait le leader avant de s’élancer pour le triptyque Fays-Clémentine-Maquisard. « Même si je parviens à limiter les dégâts sur le tarmac, Kris va me coller plus de 20’’ sur la terre de la Clémentine. Une 2ème place derrière un gars du calibre de Princen pour un premier rallye sur la Skoda, ça serait déjà chouette… »

Au fond de lui, le sociétaire du team SAN Mazuin restait toutefois décidé à vendre chèrement sa peau. Dans Fays, il ne perdait que 2’’3 et surtout, il ne concédait que 5’’1 à son poursuivant dans la Clémentine. De quoi lui assurer un viatique de 6’’3 pour aborder la superbe descente du Maquisard. Gérant la situation comme un vieux briscard, le meneur ne laissait que 1’’1 à son rival et grimpait pour la première fois sur la plus haute marche du podium d’un rallye national : « Je ne réalise pas bien ce qui m’arrive », expliquait-il à sa descente de voiture. « Ce rallye était compliqué et stressant mais je suis parvenu à rester concentrer et à éviter toute erreur. Sans forfanterie, je suis très fier d’avoir évolué au niveau d’une référence comme Kris Princen ! »

Beau joueur, celui-ci était le premier à souligner les mérites du vainqueur : « Il aurait fallu quatre chronos supplémentaires pour que j’espère le déloger de la 1ère place et je le félicite sincèrement. Après ma crevaison, je n’ai plus vraiment cherché le dernier carat car il ne servait à rien de risquer le tout pour le tout. Cela dit, même si la médaille d’argent constitue une bonne affaire dans l’optique du championnat, je reste un peu sur ma faim car je prends toujours le départ d’une épreuve pour la gagner ! »

Le podium était complété par Michael Albert, auteur d’un parcours aussi solide que constant sur la Ford Fiesta R5 dont il disposait pour la première fois : « Ce week-end, il fallait rester sur la route et éviter de prendre tous les risques. Cette approche a payé et au bout du compte, un podium à Spa, c’est plutôt pas mal, il me semble ! » 

Finalement 4ème, Ghislain de Mévius faisait contre mauvaise fortune bon cœur : « Au moment où j’ai été retardé, j’étais en bagarre avec Adrian Fernémont… Donc, j’avais une belle carte à jouer. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois. »

Snijers et Munster à l’honneur

Le top 5 était complété par Patrick Snijers, vainqueur en GT sur sa Porsche 997 et satisfait d’avoir effacé de belle manière son entrée en matières ratée au Haspengouw. L’ancien champion de Belgique devançait Pieter-Jan Michiel Cracco, auteur d’un parcours convaincant sur sa Ford Fiesta R5, et le Luxembourgeois Yann Munhowen, meilleur représentant du camp Mitsubishi sur son Evo8. Le pilote grand-ducal précédait au classement absolu un Grégoire Munster étincelant au volant d’une petite Opel Adam R2 et souverain chez les Juniors : « Je me suis fait plaisir sur un parcours plutôt délicat et j’ai inscrit des points précieux au championnat des Juniors : que demander de plus ? J’espère que cette première victoire en appellera beaucoup d’autres… »

Un autre Junior venait ensuite, Jean Dilley lui aussi très performant sur une Ford Fiesta R2, puis le régional Arnaud Dedouaire qui, sur sa Ford Fiesta R200, prenait in extremis la mesure de Christophe Daco, spectaculaire vainqueur en Historiques sur une Ford Escort RS Mk2 dont les couleurs très « belges » ont rappelé de grands moments aux nombreux spectateurs massés le long des spéciales.

De ce Herock Rally 2018, on retiendra encore la belle performance d’Aurélie Dehaye ; 12ème sur la VW Golf 3 kitcar qu’elle avait hissée au 8ème rang en 2017, la demoiselle de Visé précède Harry Bouillon (Ford Fiesta R200), Raphaël Beaufort encore aux avant-postes sur une Renault Clio RS chaussée de pneus conventionnels, le Luxembourgeois Steve Fernandes (Peugeot 208 R2) et Jonathan Georges qui avait choisi le même « cocktail » que Beaufort.

Enfin, on n’oubliera pas de souligner que la Skoda Fabia R5 a triomphé pour la quatrième fois consécutive dans l’épreuve organisée par DG Sport. Rendez-vous est pris pour les rivales de la voiture tchèque en 2019 !

Classement final officieux : 1. Fernémont-Maillien (Skoda Fabia R5) 1h46’14’’5 ; 2. Princen-Eelbode (Skoda Fabia R5) +05’’2 ; 3. Albert-Mergny (Ford Fiesta R5) +2’16’’8 ; 4. De Mévius-Leyh (Skoda Fabia R5) +3’59’’9 ; 5. Snijers-Thierie (Porsche 997) +7’36’’8, vqrs en GT ; 6. Cracco-Vermeulen (Ford Fiesta R5) +7’39’’4 ; 7. Munhowen-Lanners (Lux-Mitsubishi Evo8) +12’22’’3 ; 8. Munster-Podgorny (Opel Adam R2) +12’29’’1, vqrs en Juniors ; 9. Dilley-Leclercq (Ford Fiesta R2) +14’04’’3 ; 10. Dedouaire-Koen (Ford Fiesta R200) +16’38’’4 ; 11. Daco-Strotz (Ford Escort RS Mk2) +16’39’’3, vqrs en Historiques ; 12. Dehaye-Gully (VW Golf 3 Kitcar) +17’01’’9 ; 13. Bouillon-Fidale (Ford Fiesta R200) +17’27’’0 ; 14. Beaufort-Brouir (Renault Clio RS) +17’36’’3 ; 15. Fernandes-Kirfel (Lux-Peugeot 208 R2) +17’36’’5 ; 16. Georges-Lemaire (Renault Clio RS) +17’40’’9 ; 17. Molle-Portier (Peugeot 208 R2) +17’51’’3 ; 18. Brüls-Hepp (Peugeot 208 R2) +18’02’’1 ; 19. Jacquemin-Grogna (Opel Adam R2) +20’26’’5 ; 20. Cais-Krajca (Tch-Opel Adam Cup) +21’07’’5 ; etc.

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